Autels privilégiés by comte de Robert Montesquiou-Fézensac

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By Ashley Gutierrez Posted on Jan 14, 2026
In Category - Ecology
Montesquiou-Fézensac, Robert, comte de, 1855-1921 Montesquiou-Fézensac, Robert, comte de, 1855-1921
French
Have you ever wondered what it was like to be the most talked-about person in a room you weren't even in? That's the feeling I got from 'Autels Privilégiés' by Count Robert de Montesquiou-Fézensac. This isn't a typical memoir. It's the literary equivalent of watching a master puppeteer show you all his strings, fully aware you'll be fascinated by the performance anyway. The 'conflict' here is between the man everyone gossiped about—the real-life inspiration for Proust's Baron de Charlus—and the man he wanted you to see: a poet, a dandy, and the self-proclaimed high priest of art. He invites you into his world of exclusive salons, lavish parties, and artistic obsessions, all while carefully constructing his own legend. It’s a dazzling, sometimes frustrating, but utterly captivating peek behind the velvet curtain of Belle Époque Paris, written by the man who helped design the curtain in the first place.
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Veau d’Or_, le fétiche encensé et exécré de la Messe Rouge et Noire. I A LA MÉMOIRE DE PAULINE DE SINETY, COMTESSE GONTRAN DE MONTESQUIOU. FÉLICITÉ MARCELINE DESBORDES-VALMORE Elle s’occupe aussi des choses de la terre, Car la feuille de lys est courbée en dehors. VICTOR HUGO. Je voudrais dire à mon tour, et s’il se peut, plus synthétiquement qu’il n’a été fait jusqu’ici, une poétesse admirable, ensemble merveilleuse et sublime, la Sapphô chrétienne, Marceline Desbordes-Valmore. Pas un de nous en qui ces musicales syllabes, cristallines comme le son d’un harmonica, ne résonnent familièrement. A tous notre mémoire d’enfant signe de ce nom Un tout petit enfant s’en allait à l’école... et tels autres menus poèmes appropriés, dont se désennuyait notre étude, car Le maître est tout noir... Le doux nom estampille encore pour tous quelques romances où notre adolescence s’égaya, et qui font sourire. Puis c’est tout. Peu se doutent que le gentil nom est celui de la poétesse admirable, ensemble merveilleuse et sublime, la Sapphô chrétienne. Et c’est vraiment pour quelques-uns seulement qu’il commence de se nimber du halo d’une auréole qui est une aurore, non qui se _révèle_, mais qui se _relève_. Sur la pierre des morts croit l’arbre de grandeur. Le sublime vers de Vigny, prélude pour celle dont la renommée, entre toutes, a ceci d’étrange, qu’appréciée à sa vraie valeur par les plus illustres de ses contemporains, Lamartine, Hugo, Vigny, Michelet, Dumas, Sainte-Beuve qui se faisaient honneur de son amitié, traitée à peu près dignement par la postérité banale qui consacre d’un nom de rue, sa vraie gloire est, jusqu’à ce jour, fermée ainsi que fut son âme, et pourtant, comme elle, toute pleine de ferveurs en puissance, de clartés latentes et de virtuelles vertus. Appliqué depuis déjà des ans à tenter d’en fomenter l’éclat, il m’eût été douloureux de n’être pas des premiers de cette seconde période à divulguer nettement la bonne nouvelle dont se sont déjà plus ou moins brièvement et secrètement réjouis, après les maîtres dont je parlais tout à l’heure, Gautier, Baudelaire, Banville, Barbey d’Aurevilly et M. Verlaine. Pour cela, je suis venu à vous[1] aujourd’hui, et vous demande de me suivre à travers cet exquis calvaire, ce douloureux et délicieux dédale, où les propres vers de Marceline, délicatement parfilés, nous serviront de fil conducteur en même temps que de sympathique lien. [1] Des fragments de cette étude ayant été récités par moi, sous forme de conférence, en janvier 94. On remet un jour à Hugo--selon une anecdote plus ou moins véridique--une lettre adressée _Au plus grand Poète de France_. Il la fait porter chez Lamartine, qui la retourne au premier.--«Nul ne saura jamais, aurait ajouté Vigny, lequel des deux s’est décidé à l’ouvrir.» Que la suscription ait revêtu: _Au plus mystique_, c’était lui-même; au plus _plastique_, Gautier; au plus _précordial_, VALMORE. Il y a dans une des pièces du poète qui nous occupe, un vers, surtout un verbe, très simple, dont je ne retrouve nulle part ailleurs l’émouvante affixe et le significatif figuré: Beaux innocents morts à minuit _Desserrez_ mon cœur qui me nuit. Le cœur serré n’est que trop connu: cette étrange étreinte intérieure d’anxiété angoisseuse et froissante. Il s’agissait de _desserrer_ cela, dénouer, délacer ce vêtement invisible et subcostal, immatériel et pourtant si réel, qui appuie et qui nuit. C’est la propre action des poésies de Mme Valmore; de cette main mystérieuse et incorporelle qui s’immisce à travers l’âme qu’elle surprend et apaise, pour aller plus avant, _descendit ad inferos_, desserrer le cœur qui nuit. Le seul mythe de Parsifal, la seule minute où le regard de la...

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Let's be clear: this is not a book with a plot in the traditional sense. 'Autels Privilégiés' (Privileged Altars) is a curated tour through the mind and memories of one of history's great characters. Montesquiou acts as our guide through the glittering, gossip-filled world of late 19th-century Parisian high society.

The Story

Think of it as a series of vivid portraits and set pieces. Montesquiou doesn't tell a linear story of his life. Instead, he builds his world altar by altar. Each chapter is dedicated to a person, a place, or an idea he worshipped: the beauty of a sunset, the genius of a poet like Verlaine or Mallarmé, the exquisite decor of his own homes, or the allure of famous actresses like Sarah Bernhardt. He recounts conversations, describes interiors in lavish detail, and offers his sharp, often catty, opinions on everyone and everything. The 'story' is the construction of Robert de Montesquiou as a work of art.

Why You Should Read It

I loved this book for its sheer audacity. Reading it feels like being granted a backstage pass to a spectacular, bygone era. Yes, Montesquiou can be insufferably vain and his prose is deliberately ornate, but that's the point. He's performing for you. Beneath the glitter, you see a man fiercely dedicated to beauty and artistic principle, who shaped the tastes of his time. It's also incredibly funny in parts—his witty put-downs and dramatic pronouncements are a joy. You're not getting an objective history; you're getting a masterclass in personal branding from a pre-internet influencer.

Final Verdict

This is a book for a specific, but wonderful, kind of reader. Perfect for lovers of Proust who want to meet a real-life character from that world, or for anyone fascinated by the Belle Époque, art for art's sake, and the history of celebrity. If you enjoy eccentric diaries, lush descriptive writing, and a narrator who is utterly convinced of his own importance, you'll be mesmerized. If you prefer fast-paced plots and relatable narrators, you might find it a challenging altar at which to worship. For me, it was a total delight.



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There are no legal restrictions on this material. It serves as a testament to our shared literary heritage.

Charles Thomas
2 years ago

The fonts used are very comfortable for long reading sessions.

Jackson Flores
1 year ago

Essential reading for students of this field.

Jackson Allen
1 year ago

Not bad at all.

Mason Lopez
9 months ago

I had low expectations initially, however the pacing is just right, keeping you engaged. A true masterpiece.

Jennifer Martinez
3 months ago

As someone who reads a lot, the character development leaves a lasting impact. Highly recommended.

5
5 out of 5 (5 User reviews )

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