La gueuse parfumée: Récits provençaux by Paul Arène

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By Ashley Gutierrez Posted on Jan 2, 2026
In Category - Environment
Arène, Paul, 1843-1896 Arène, Paul, 1843-1896
French
Hey, have you ever read something that just smells like a place? That's 'La gueuse parfumée' for you. Forget the big historical dramas about Provence—this is about the real, dusty, sun-baked lives of the people who live there. The book is a collection of short stories, but the title story sticks with you. It’s about a wandering, mysterious woman known as 'the perfumed beggar.' Who is she? Where does she come from? The whole village is buzzing with gossip, and the story unfolds like a local legend you’d hear over a pastis. It’s charming, a little bittersweet, and feels incredibly authentic. If you want a true taste of 19th-century southern France, not from a tourist guide but from someone who lived it, pick this up.
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certes, une jolie façon de naître, mais je n’y eus aucun mérite. Aux cris que je poussais (ma mère ne se plaignit même pas, la sainte femme!), mon brave homme de père, qui moissonnait dans le haut du champ, accourut. Une source coulait là près, on me lava dans l’eau vive; ma mère, faute de langes, me roula tout nu dans son fichu rouge; mon père, afin que j’eusse plus chaud, prit, pour m’emmaillotter, une paire de chausses terreuses qui séchaient pendues aux branches du figuier; et comme le jour s’en allait avec le soleil, on mit sur le dos de notre âne Blanquet, par-dessus le bât, les deux grands sacs de sparterie tressée; ma mère s’assit dans l’un, mon père me posa dans l’autre en même temps qu’un panier de figues nouvelles, et c’est ainsi que je fis mon entrée à Canteperdrix, par le portail Saint-Jaume, au milieu des félicitations et des rires, accompagné de tous nos voisins que le soir chassait des champs comme nous, et perdu jusqu’au cou dans les larges feuilles fraîches dont on avait eu soin de recouvrir le panier. Le lit devait être doux, mais les figues furent un peu foulées. De ce jour, le surnom de _Jean-des-Figues_ me resta, et jamais les gens de ma ville, tous dotés de surnoms comme moi, les Corbeau-blanc, les Saigne-flacon, les Mange-loup, les Platon, les Cicéron, les Loutres, les Martres et les Hirondelles ne m’ont appelé autrement. Vous voyez que mon destin était des plus modestes et que je ne descendais, hélas! ni d’un notaire ni d’un conservateur des hypothèques, les deux grandes dignités de chez nous. Mais, quoique fils de paysans, et enveloppé pour premiers langes dans de vieilles chausses trouées et souillées de terre, je suis de race cependant. La petite ville de Canteperdrix, comme tant d’autres cités de notre coin du Midi, s’est gouvernée en république, ou peu s’en faut, entre son rocher, ses remparts et sa rivière, de temps immémorial jusqu’au règne de Louis XIV. Aussi bien,--et ce n’est pas l’héritage dont je remercie le moins ceux-là qui me l’ont gardé,--me suis-je trouvé être venu au monde avec la main fine et l’âme fière, ce qui par la suite me permit de porter des gants sans apprentissage et de n’avoir pas l’air trop humble devant personne: les deux grands secrets du savoir-vivre, à ce que j’ai cru deviner depuis. D’ailleurs, en cherchant bien, qui est sûr de n’être pas un peu noble, dans un pays surtout où la marchandise anoblissait? Je suis noble, moi, tout comme un autre; un de mes aïeux, paraît-il, venu de Naples avec le roi René, apporta le premier l’arbre de grenade en Provence, et, sans remonter si loin, dans le pays on se souvient encore de _Vincent-Petite-Épée_, mon arrière-grand-père maternel. Que de fois n’ai-je pas entendu raconter son histoire! Dernier rejeton d’une illustre famille ruinée, Vincent, après mille aventures de mer et de garnison, possédait pour toute fortune, quelques années avant 1789, deux ou trois journées de vigne qu’il cultivait lui-même. Il les maria bravement avec trois ou quatre journées de pré que lui apportait en dot la fille d’un voisin. C’est ainsi que naquit ma grand’mère. Mais quoique devenu paysan, Vincent n’en continua pas moins à porter l’épée. Les gens qui le voyaient suivre son âne au bois en tenue de gentilhomme lui criaient:--«Bien le bonjour, Vincent l’Espazette!... Hé! Vincent, qu’allez-vous faire de ce grand sabre?» Et le bon Vincent répondait, sans paraître fâché de leurs plaisanteries:--«C’est pour couper des fagots, mes amis, pour couper des fagots!» A un moment de ma vie, le plus heureux sans...

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Paul Arène was a Provençal writer through and through, and this collection is his love letter to the region. Instead of one long plot, it's a series of snapshots—vignettes of village life, shepherds in the hills, market days, and local characters. The centerpiece is the story 'La gueuse parfumée' ('The Perfumed Beggar'). It follows the arrival of a strange, elegant woman who begs in the streets yet carries the scent of orange blossoms. Her presence disrupts the quiet town, sparking curiosity, judgment, and wild theories about her past.

The Story

There isn't a single, driving plot across the whole book. Think of it as sitting in a town square and listening to different tales. Some are funny, some are sad, all are deeply rooted in the land. The title story is the most memorable. A woman appears who doesn't fit any category. She's a beggar, but she's refined. She's present, but her history is a blank. The narrative isn't about solving a crime; it's about watching a community react to a beautiful mystery and the quiet tragedy that unfolds.

Why You Should Read It

Arène doesn't romanticize Provence. He shows its harsh sun, stubborn people, and simple joys. The characters feel real because they're flawed and funny. You get the sense he's writing about his neighbors. The magic is in the details—the smell of herbs, the sound of cicadas, the taste of local wine. It’s a window into a world that's largely gone, written with affection and clear-eyed honesty.

Final Verdict

This is perfect for anyone who loves regional literature, short stories, or wants a literary escape to the French countryside. If you enjoyed the feel of books like 'A Year in Provence' but want the original, grittier 19th-century version, this is it. It’s a quiet, atmospheric book best savored slowly, like a long afternoon in the shade.



📜 Open Access

The copyright for this book has expired, making it public property. Distribute this work to help spread literacy.

Jackson Perez
1 year ago

As someone who reads a lot, the arguments are well-supported by credible references. Exceeded all my expectations.

Aiden Martin
3 months ago

From the very first page, it challenges the reader's perspective in an intellectual way. One of the best books I've read this year.

Donald Davis
8 months ago

Beautifully written.

Steven Clark
1 year ago

Not bad at all.

Mason Harris
1 year ago

This book was worth my time since the plot twists are genuinely surprising. Thanks for sharing this review.

5
5 out of 5 (6 User reviews )

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